COMMENTDIVERTIR LES MASSES AVEC L'ECOLOGIE?

Publié le par ELMIR

COMMENT DIVERTIR LES MASSES AVEC L’ÉCOLOGIE ET LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE ? La propagande politique dans les Etats capitalistes se doit de varier sans cesse ses thèmes, ses mots, ses images sous peine de perdre leur puissance et leur pouvoir de suggestion. Les sujets, les mots et les images doivent posséder une telle force pour percuter de plein fouet le psychisme de l’individu et pour briser les barrières de son indifférence et cela dans le but de former une opinion publique autour des problèmes et des questions préalablement définis par les stratèges de la propagande. Pour être efficaces, les thèmes et les sujets doivent suggérer la peur à laquelle les agents de la propagande seront amenés à proposer leurs propres solutions. L’écologie et le réchauffement climatique sont deux thèmes qui ont été inventés et mis au point par la propagande politique pour faire diversion sur l’environnement dans les pays industrialisés qui, rappelons-le, est lié par ses origines au mode de production capitaliste et qui en est, en même temps, le produit et le moteur. Les problèmes de l’environnement ne sont pas des problèmes techniques ; ils sont éminemment politiques et ils ont été générés par un système productiviste fondé sur l’argent, le profit et l’accumulation du capital. Environnement et capitalisme sont donc intrinsèquement et consubstantiellement liés et il est impensable de parler d’environnement et d’espace sans évoquer en même temps, les rapports sociaux qui le conditionnent et le système des valeurs des dirigeants de l’industrie capitaliste qui le fonde à savoir le profit et le rendement. Contrairement à l’écologie animale et végétale qui fonctionne sur le principe d’une « biotope », une unité spatiale fondée sur l’association en symbiose d’espèces différentes, l’environnement de l’homme est soumis au jeu des intérêts, des besoins, des désirs et des aspirations d’une classe sociale dominante. Parler d’écologie humaine ou d’écologie sans les lier à une idéologie politique, c’est comme si l’on parlait et de tout et de rien. L’organisation de l’espace socio-géographique est un espace construit et elle est le reflet des structures sociales. Les villes et l’aménagement des territoires ne sont conçus et construits au hasard mais modulés en fonction des intérêts d’une classe et d’une idéologie. La construction des boulevards Haussman répondait à la nécessité de réprimer plus efficacement les mouvements et les révoltes ouvriers. Les banlieues actuelles ont été construites pour isoler une catégorie des populations réputée pour sa dangerosité et sa menace de l’ordre établi. Les contraintes matérielles de l’environnement ne sont pas indépendantes des contrainte sociales qui pèsent sur les individus. L’environnement a été organisé en fonction des intérêts de la classe capitaliste et l’on ne voit pas comment des partis politiques se réclamant de l’écologie peuvent changer quoi que ce soit aux rapports sociaux et aux rapports de production. Les approches naïves et simplistes des écologistes et d’aujourd’hui ressemblent à bien des égards à celles des partis communistes européens des années 1960 et 1970 qui avaient renié les principes léninistes de conquête de pouvoir en s’inventant un nouveau gadget politique, l’eurocommunisme, la troisième voie et la « voie démocratique », c’est-à-dire les élections. On voit le résultat aujourd’hui, puisque les partis communistes qui professaient la troisième voie et des élections ont quasiment disparu du paysage politique des Etats capitalistes. L’erreur des écologistes aujourd’hui, comme celle des communistes jadis consiste à croire à la fable de la transformation du mode de production sans changer radicalement ou du moins modifier le pouvoir qu’impose une classe sociale sur l’environnement. L’environnement est organisé en fonction à la fois des techniques nouvelles, des nouveaux modes de production et des systèmes de représentations et de valeurs que les serviteurs des classes dominantes, politiques, journalistes, intellectuels, universitaires etc y projettent par les plans qu’ils imposent. L’environnement ne se réduit nullement aux gadgets des écologistes et des partis écologistes dans les États capitalistes. L’environnement est une forme de pouvoir dont se sert une classe dominante pour diriger et orienter les comportements des hommes mais aussi la manière de produire. L’environnement traduit les phénomènes de dominance et ceux qui sont les mieux placés pour maîtriser l’espace ont le le pouvoir et cherchent à le garder en l’organisant à leur profit. Pour que les écologistes et leurs partis apportent des solutions crédibles, il faut supprimer ou du moins limiter au maximum le pouvoir des nuisances qui sont à l’origine de la dégradation de l’environnement. Aujourd’hui, tout notre environnement est toxique à cause des pollutions du sol, de l’air et de l’eau. Des milliards de tonnes de produits toxiques sont rejetés dans l’atmosphère et leurs molécules sont en suspension dans l’air. Les origines de ces pollutions sont à la fois l’industrie et le nombre vertigineux des hommes sur la terre. Pour réduire par exemple l’oxyde de carbone (CO) dégagé par les gaz d’échappement des voitures et les fumées des usines chimiques qui ceinturent certaines villes comme le couloir de la Chimie à Feyzin près de Lyon, il faudra supprimer les voitureset les usines chimiques. Les écologistes ont-ils le pouvoir de supprimer les industries chimiques pour remédier à cette pollution chimique par le CO? L’oxyde de carbone est un des agents de pollution chimique atmosphérique, il y a aussi le gaz carbonique(CO²) craché par chacun de nous et plus les hommes sont nombreux plus ils polluent la terre. En un siècle, le gaz carbonique a augmenté d’environ 12% en un siècle. Pour lutter contre ce genre de pollution atmosphérique, il faudra lutter contre la natalité galopante. Les écologistes ont-ils le pouvoir d’instaurer une politique familiale fondée sur la limitation de la natalité en Europe ? Les avions sont connus pour être des gros pollueurs de l’air. Que proposent les partis écologistes pour réduire ce genre de pollution atmosphérique? Interdire le vol des avions ? Supprimer l’industrie aéronautique ? A ces deux gaz, il faudra ajouter les vapeurs d’hydrocarbure, les dérivés nitrés, chlorés, fluorés et soufrés, l’ammoniac, les composés de plomb dégagés par les industries chimiques, les cimenteries, les industries du pétrole, des plastiques, des huiles(chimie organique), des industries des colorants, des abattoirs, etc. Pour qu’ils soient logiques avec eux-mêmes, il faut que les écologistes déposent au parlement de Strasbourg des projets de lois visant à la suppression de toutes les industries que l’on vient de citer. Que peuvent les quelques députés écologistes au parlement européen de Strasbourg face à une écrasante majorité de députés de droite et socialistes qui sont les techniciens de surface et les employés de service du capital et des grands industriels ? Quant au réchauffement climatique, c’est un gadget médiatique comme l’écologie. Il n’y a à ce jour aucune preuve crédible montrant d’une façon indiscutable un quelconque réchauffement climatique. Le changement climatique s’opère sur des milliers voire des millions d’années et non pas sur un ou deux siècles. L’augmentation des températures d’un ou de deux degrés en moyenne sur un siècle n’est pas un indicateur du réchauffement climatique. En tout cas, si réchauffement climatique il y a, il ne pouvait être qu’une des conséquences de la pollution chimique atmosphérique. Ainsi l’accroissement des déchets de gaz carbonique entraîne-t-il des répercussions sur l’ensemble de l’écosystème atmosphérique et sur le climat entre autres. FAOUZI ELMIR Mots-clés : environnement, écologie, réchauffement climatique, capitalisme, pollutions chimiques

Publié dans CAPITALISME

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