PANDEMIE DE LA GRIPPE PORCINE:QUELLE ESCROQUERIE INTELLECTUELLE!

Publié le par ELMIR

PANDÉMIE DE LA GRIPPE PORCINE : QUELLE ESCROQUERIE INTELLCTUELLE ! Le comité des experts scientifiques de l’OMS va se réunir aujourd’hui à 12H00 GMT pour déclarer officiellement la première pandémie du XXIe siècle, la pandémie de la grippe porcine. À l’issue de cette réunion, le monde entier va basculer dans l’ère de la pandémie de la grippe porcine. C’est Gregory Hardt, porte-parole de l’OMS qui nous le fait savoir et puisque la nouvelle de cette catastrophe annoncée qu’est la pandémie de la grippe porcine émane de l’OMS et du comité des experts scientifiques, il faut les croire sur paroles. Mais nous ne sommes plus au Moyen Âge pour croire si benoîtement aux paroles des scientifiques qui ne sont ni des paroles divines ni des paroles révélées. La première question que l’on se pose est : Qu’est-ce qu’un scientifique? D’habitude, quand on entend le mot scientifique, on est tellement subjugué par le personnage que tout le monde a tendance à se prosterner sans se demander ce que valent réellement et le personnage et ses paroles. Quand on parle de scientifique, on pense immédiatement, comme le son de cloche d’Ivan Pavlov rappelant au chien la présence de la nourriture, à un individu compétent, habilité à parler de tout, un homme de savoir bourré de connaissances capable de démêler l’écheveau, de discerner et de juger les choses en toute objectivité et d’une façon impartiale et de dégager en guise de conclusion un avis motivé et dûment argumenté sur une question ou un problème donné. Or, c’est là que réside la source de tous les malentendus, car un scientifique est d’abord et avant tout un produit d’un système, en l’occurrence le système capitaliste, qui s’en sert pour créer et pour inventer de nouveaux produits destinés à l’industrie. Le système capitaliste utilise aussi le scientifique ou plutôt sa matière grise comme un élément dans le dispositif de la propagande politique pour berner les masses. Un scientifique n’est pas un homme de culture loin de là, ses connaissances sont exclusivement techniques et à usage industriel et idéologique. En dehors de son domaine de compétence technique et de son langage ésotérique, un scientifique est un personnage inculte fait de matières frustes et dépourvu de tout esprit dialectique du fait de l’absence de toute culture générale en histoire, en sociologie et en philosophie. Le savoir du scientifique est essentiellement et fondamentalement un savoir statique déconnecté de la logique dialectique du mouvement qui gouverne les sociétés humaines. Un scientifique peut certes avoir des idées sur la société dans laquelle il vit mais son esprit borné par l’univers des formules et des équations ne lui permet guère de décrire et encore moins d’expliquer le pourquoi et le comment des phénomène sociaux. C’est cette absence d’esprit et de raisonnement dialectique qui empêche le scientifique de penser la société en termes de mouvement et de contradictions. Du fait de la nature et du contenu de leur culture et de leur formation, les scientifiques se révèlent un appât facile pour la propagande politique. Le cas de Claude Allègre en France et celui des dissidents dans les anciens États communistes montrent à quel point les scientifiques sont des personnages fragiles intellectuellement et psychologiquement et donc des individus manipulables à volonté par la propagande capitaliste. En somme, Les scientifiques forment une caste de conservateurs et de réactionnaires voués corps et âme à la défense d’un ordre établi. Le comité des experts scientifiques de l’OMS a enfin prononcé le verdict attendu en déclarant solennellement la pandémie de la grippe porcine. Après cette déclaration, l’OMS a demandé aux laboratoires pharmaceutiques de produire des vaccins pour faire face à la propagation de la pandémie. Quels sont les éléments sur lesquels se fonde l’OMS pour déclarer que la grippe porcine est une pandémie ? 27 737 cas de contamination et 141 morts dans 74 pays. La grippe espagnole avait tué 20 millions de personnes entre 1918 et 1919. Comparez les 141 morts de la « pandémie » de la grippe porcine du XXIe avec les 20 millions de la grippe espagnole. Pourquoi cette mobilisation générale contre une maladie qui a fait jusqu’ici 141 morts alors que des maladies beaucoup plus graves et plus meurtrières telles que le cancer et les maladies cardio-vasculaires font chaque année dans le monde des millions de morts. Le cancer tue chaque année en France 150 000 personnes, 500 000 aux Etats-Unis et plus de 7 millions dans le monde. La France prépare tous les ans 300 000 candidats au cancer. Le cancer est aujourd’hui en France la deuxième cause de mortalité avec les maladies cardio-vasculaires et le taux de mortalité du cancer a augmenté de 262% entre 1960 et 1988 et de 20% entre 1980 et 2000. le pourcentage de décès est passé de 7% en 1920 à près de 30% en 2000. Il ne suffit pas de produire des chiffres et des statistiques pour montrer que le cancer et les maladies cardio-vasculaires sont des véritables épidémies voire des pandémies, il faut aussi parler de leurs causes. C’est là où le scientifique, ou le soit disant expert scientifique, se transforme en simple charlatan qui cherche à « noyer le poisson » en parlant de tout sauf des vraies causes des pandémies du cancer et des maladies cardio-vasculaires. Puisque les scientifiques sont les chiens de garde d’un système qui les nourrit et qui s’en sert en même temps, le système capitaliste, ils cherchent à embrouiller les esprits avec des pseudo explications en arguant l’absence de preuves "scientifiques" entre l’environnement capitaliste toxigène et anxiogène, le cancer et les maladies cardio-vasculaires. La paresse intellectuelle des scientifiques a déjà été évoquée par Ernst Mach qui définit la science comme une économie de la pensée. Etant donné que les scientifiques sont dépourvus de toute réflexion critique sur leur domaine de connaissance, les idées et les dogmes se perpétuent d’une génération à une autre sans possibilité de les discuter et encore moins de les corriger. Prenons un exemple tiré de l’actualité, le vaccin. Ce n’est pas Pasteur qui est le père du vaccin mais le savant anglais Edward Jenner qui fut l’un des premiers à concevoir la vaccination comme moyen pour combattre certaines maladies infectieuses c’est-à-dire imputables à des microbes, virus ou bactéries. Depuis, la vaccination est devenue des paroles d’évangile et un thème de propagande politique. La vaccination n’est rien d’autre qu’un dogme sécurisant pour âmes angoissés, car une maladie n’a pas une seule cause mais plusieurs causes. On peut opposer à ceux qui nient les liens de causalité entre notre environnement pollué par une myriade de substances toxiques et par les toxines, le cancer et les maladies cardio-vasculaires l’argument suivant : la vaccination est incapable de lutter contre les maladies infectieuses et contagieuses dont le déclenchement dépend de plusieurs causes et non pas d’une seule. L’antibiothérapie donne l’impression d’être la panacée universelle mais ses effets secondaires se révèlent désastreux sur la flore saprophyte responsable de notre système immunitaire dont la faiblesse entraîne le retour d’une autre maladie virale ou microbienne. Si les scientifiques ne veulent pas évoquer les causes du cancer et des maladies cardio-vasculaires, c’est pour une raison simple, c’est qu’ils seront forcément conduits à montrer du doigt la responsabilité d’un un système, le système capitaliste qui est le seul responsable des pollutions chimiques et atmogéochimiques et de la destruction de la planète. L’argument des scientifiques sur l’absence de liens de cause à effet entre l’environnement, le cancer et les maladies cardio-vasculaires ne résiste pas à l’examen, car un cancer n’apparaît qu’au bout de 15 ou de 30 ans et cette longue période d’incubation qui rend difficile entre le cancer et les facteurs environnementaux. Si, en effet, il est difficile voire impossible d’établir des liens de causalité entre cancer et environnement, des éléments matériels et des études montrent des liens intrinsèques les conditions de vie et la maladie. Selon John Higginson, un épidémiologiste du caner et directeur du centre du centre International de recherche sur le cancer(CIRC) à l’OMS, 80 à 90% des cancers sont provoqués par l’environnement et par le cadre de vie ou au travail. Toutes les statistiques montrent que le cancer est devenu une véritable pandémie et pourtant aucune phase d’alerte, comme dans le cas de la grippe porcine, n’a été déclenchée. Quand les médecins évoquent la question du cancer, c’est pour attribuer ses causes non pas à un environnement toxique engendré par les pollutions mais à notre programme génétique. Tout est expliqué par la génétique : le viol, le vol, le rhume, la pauvreté, la misère etc. C’est là que l’idée d’Ernst mach prend tout son sens quand il considère que la science fait l’économie de la pensée, car elle épargne à l’esprit tout effort pour comprendre les enchaînements logiques entre les phénomènes ainsi que les éléments intrinsèques qui lient les effets à leurs causes. L’OMS a déclenché la phase 6 pour la grippe porcine en annonçant la première pandémie du XXIe siècle. Mais aucune institution, nationale ou internationale, n’a songé à établir un seuil d’alerte pour la pandémie de la misère et la paupérisation des masses qui frappent les États capitalistes. À ce jour, il y a dans l’Union Européenne 100 millions de personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté et il en existe 80 millions aux Etats-Unis. Pour la pandémie chronique de la misère qui frappe durement l’Afrique et l’Asie, personne n’en parle et pour cause : nous en connaissons l’origine, le système capitaliste. Au XIX siècle, Karl Marx avait déjà prévu la pandémie de la misère et la paupérisation des masses qui sont inhérentes au développement du mode de production capitaliste. L’histoire lui a donné raison à juger par la floraison et l’âge d’or des associations spécialisées dans la distribution de la soupe populaire alors qu’en même temps, notre monde croule sous le poids des marchandises. Apparemment la misère qui touche 200 millions de personnes en Europe et aux Etats-Unis et deux milliards d’individus à travers le monde n’est pas assez pour en faire une pandémie alors que 27737 personnes contaminés et 141 morts ont suffi a l’OMS pour déclarer la grippe porcine, la première pandémie du XXIe siècle. Pourquoi les hommes s’offusquent-ils si facilement de la maladie, soit-elle une maladie imaginaire comme la grippe porcine alors que la misère humaine les laisse de marbre ? FAOUZI ELMIR Mots-clés : OMS, grippe porcine, pandémie, expert scientifique.

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H
Nietzsche avait dans ses "Considérations inactuelles" fustigé les savants de son époque pour les mêmes raisons... Hélas le lire est bien trop tard; l'histoire est déformée, l'intelligence perverse et la morale remplacée par la raison aveuglée!
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