LE TIBET:ANATOMIE D'UNE CRISE(I)

Publié le par ELMIR

LE TIBET:

ANATOMIE D'UNE CRISE(1)

 

« Pour conquérir le monde, il faut d'abord conquérir l'Asie; pour conquérir l'Asie, il faut d'abord conquérir la Chine, pour conquérir la Chine, il faut d'abord conquérir la Corée et Taïwan » Memorandum 1927, le Baron-général Gi-ishi TANAKA, ancien premier ministre et ministre des affaires étrangères du Japon)

 

Le 10 mars 2008, Lhassa, la capitale du Tibet chinois, fut le théâtre d'affrontements violents entre des moines tibétains et des forces de l'ordre. Pendant quelques jours, les émeutiers s'attaquèrent à tous les symboles de l'État chinois : incendie des bâtiments publics, destruction des véhicules militaires et des camions de police, vandalisme, pillage des échoppes et des commerces. Les évènements de Lhassa qui commencèrent à prendre un caractère racial en opposant des groupes tibétains à des migrants chinois et musulmans, s'étendirent ensuite à l'Amdo et au Kham, des territoires tibétains rattachés aux provinces chinoises du Qinghai, du Gansu, du Sichuan et du Yunnan.

 

Ces événements tibétains qui demeurent somme toute une affaire intérieure sino-chinoise mais qui ont connu rapidement un retentissement international grâce à une médiatisation à outrance sur fonds de manichéisme et de sinophobie ont provoqué par ailleurs des réactions en chaîne: perturbation du parcours de la flamme olympique lors de son passage à Paris, demande de boycott des Jeux de Pékin, soutien public au Dalai-lama par les États-unis et l'Europe, manifestations de protestation contre les magasins Carrefour dans différentes régions chinoises, condamnation tout récemment des fauteurs de troubles au Tibet etc. Du coup, cette crise du Tibet nous a ramené par la force des choses quelques décennies en arrière à l'époque des grands mouvements de contestation qui secouaient à intervalles réguliers les anciens États du bloc communiste européen. Car, en effet, le déroulement des événements tibétains et les modes opératoires des acteurs en présence nous ont suggéré des analogies et des similitudes avec certaines grandes crises politiques du passé comme par exemple, les grèves de l'été polonais de 1980, celles des transporteurs routiers chiliens en 1973 sous le gouvernement de Salvador Allende, les guerres de l'ex-Yougoslavie, les révolutions ukrainienne, géorgienne ou biélorusse. Il nous a donc paru opportun d'examiner certains aspects de la crise tibétaine actuelle pour les confronter à d'autres crises et d'autres expériences très similaires et cela dans le but de comprendre et la logique de l'action collective et la dynamique de la mobilisation sociale. C'est dire que notre visée sera à la fois informative et comparative.

 

QUELQUES JALONS HISTORIQUES

 

Avant l'avènement du régime communiste, la Chine était une semi-colonie et une marionnette entre les mains des puissances impérialistes occidentales qui lui imposèrent après les Guerres de l'opium, et pendant un siècle de 1842 à 1943, une série de traités inégaux et humiliants. Les Anglais qui contrôlaient déjà le golfe Persique, l'Afghanistan, le Tibet et le Nord de la Birmanie voulaient étendre leur empire des Indes en faisant le long du Yang-Tseu-Kiang un protectorat britannique. Le Japon voulait à son tour étendre son empire fondé en 1868 en occupant Taïwan en 1894-1895.

 

Cette domination étrangère de la Chine a eu pour principale conséquence, la naissance d'un nationalisme Han qui s'est manifesté par un mouvement de révolte patriotique, la « révolte des Boxers », dirigé contre tout ce qui était étranger et notamment contre les missionnaires occidentaux. Pour mater la rébellion des Boxers, les armées européennes, américaine et japonaise envahirent la Chine en 1900 et, ironie du sort, c'est la présence américaine qui empêcha alors le démembrement de l'empire Chinois comme ce fut le cas du continent africain à la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Mais ce nationalisme chinois s'est dirigé aussi contre la dynastie des Qing accusée d'être responsable des malheurs et de l'humiliation de la Chine et qui allait être balayée un 4 mai 1919, place Tiananmen, après un règne datant des années 1640, par un mouvement de protestation contre l'attribution de la province de Shandong au Japon par le traité de Versailles. Ce mouvement rassemblant de nationalistes et d'étudiants révolutionnaires était dirigé par Sun Yat-sen qui fonda le parti national du peuple, le Kuomintang et qui allait devenir président de la République après la Première guerre mondiale. Après la mort de Sun Yat-sen en 1925, c'est Chiang Kai-shek qui lui succéda à la tête du Kuomintang. Entre-temps, un groupe d'intellectuels influencé par les idées de la Révolution russe de 1917 fonda le parti communiste chinois lors d'un congrès tenu entre le 23 juillet et 5 août 1921. A partir de 1927, la Chine allait connaître une histoire très mouvementée marquée par dix années(1927-1937) d'insurrections communistes et de dissensions à l'intérieur du mouvement nationaliste, par huit années (1937-1945) de guerre contre le Japon qui s'empara de la Manchourie en 1931 et par une troisième guerre civile à partir de 1946 entre le gouvernement central de Nankin et le parti communiste.

 

Comme les Bolcheviks russes de 1917, les communistes chinois se trouvèrent à leur tour confrontés après le triomphe de la Révolution chinoise en 1949 à l'épineuse question des minorités nationales et ethniques. Contrairement à la première constitution chinoise de 1931, connue sous le nom de Constitution de la République soviétique chinoise, celle de 1954 reconnaît la liberté de religion et l'égalité de tous les groupes ethniques qui sont au nombre de cinquante trois mais dominés par le « Han » qui représente 95% des populations chinoises. La solution chinoise à la question des nationalités qui est différente de celle des Bolcheviks en 1917, consiste à interdire toute expression de nationalisme local susceptible de saper l'unité nationale mais elle accorde en contrepartie aux minorités ethniques une certaine autonomie administrative régionale qui avait déjà trouvé une première application en Mongolie intérieure en 1947, deux ans avant le triomphe de la Révolution chinoise. Puis, à partir de 1949, de nouvelles régions autonomes furent créées, celles de Chuang (Kwangsi) et de Hui(Ninghsia). Ces régions autonomes, comme les provinces autonomes dépendent directement de Pékin et elles sont gérées par deux organismes: la Commission des nationalités du Conseil des Affaires d'État et le département des nationalités du parti communiste chinois. Pour faciliter l'expression des cultures nationales et l'intégration des minorités dans la nouvelle Chine communiste, une réforme de l'écriture chinoise fut opérée pour la rendre accessible aux autres groupes ethniques qui ont leurs propres écritures, l'alphabet latin mais aussi le cyrillique pour le kazakh, le tadjik et le mongol.

 

Après le triomphe de la Révolution communiste en 1949, le Tibet réintègre la Chine en vertu d'un premier accord dit de « libération pacifique », signé le 23 mai 1951 avec l'Inde créant la région autonome du Tibet dotée d'un statut spécial qui garantit la liberté religieuse et le maintien des revenus de l'Église lamaïque. Puis, le 29 avril 1954, la Chine et l'Inde signèrent un deuxième accord et un traité de commerce et de communication mettant fin aux dernières facilités accordées par la colonisation britannique. Ce dernier accord prévoyait notamment la réorganisation de l'armée tibétaine, la transmission des affaires extérieures aux mains du gouvernement chinois et la création d'un « comité politique et militaire ». Le 9 mars 1955, le gouvernement chinois établit un comité préparatoire à l'instauration d'une « région autonome tibétaine », inauguré le 22 avril 1956 par le maréchal Che'en Yi, présidé par le Dalai lama assisté du Panchen Lama et animé par les deux généraux responsables de la région depuis 1951, Chang Ching-wu et Chang Kuo-hua. Conformément au deuxième plan quinquennal(1958-1962), ce comité était chargé de former de nouveaux cadres tibétains, l'éducation patriotique et socialiste et le développement économique et social de la région autonome du Tibet.

 

Par ailleurs, la première réforme agraire de 1950 qui prévoyait la redistribution de la terre aux paysans pauvres et l'abolition du fermage dû aux gros propriétaires fonciers n'a pu s'appliquer au Tibet dont le statut n'était pas encore définitivement réglé et il a fallu attendre l'accord de 1954 pour procéder à la réforme de la propriété foncière dans la région tibétaine. Ce sont justement les premières mesures applicables à la propriété foncière tibétaine qui ont déclenché les premiers troubles au Tibet en 1954. en 1956, en 1958 dans les Khampas à l'est du Tibet et enfin le 10 mars 1959 dans la capitale , Lhassa. Pour faire face aux événements de Lhassa du 17 mars 1959, au cours desquels le Dalaï-lama avait pris la fuite en traversant l'Himalaya pour aller se réfugier dans la ville indienne de Dharamsala, le gouvernement chinois avait dû procéder à la dissolution du gouvernement local tibétain et à la transmission de ses attributions à un « Comité préparatoire pour la Région autonome du Tibet ». Installé le 22 avril 1959, présidé ad interim par le Panchem Lama et dirigé par Ngapo Ngawang Jigme, ce nouveau comité avait pris les mesures dites « des trois anti et des deux réductions », les trois anti, étant la rébellion, le servage et la corvée et les deux réductions concernant les fermages et le taux d'intérêt. Ces « trois anti et deux réductions » visaient en réalité à démanteler les structures agraires féodales du Tibet et à desserrer l'étreinte des gros propriétaires sur la paysannerie réduite en esclavage grâce à une réforme foncière consistant à racheter les terres pour ensuite les redistribuer aux paysans pauvres. .

 

Outre cette réforme agraire, le comité de la « région autonome tibétaine » avait la mission de mettre en place de nouveaux cadres administratifs et de nouvelles divisions territoriales. La région autonome du Tibet a été divisée en sept régions spéciales, en 72 « hsien » ou sous-préfectures et elle a été doté d'une seule municipalité. Pour faire fonctionner les rouages administratifs tibétains, le parti communiste avait procédé au début 1961, à la formation de 6000 cadres dont 300 de « hsien » et de district, 1000 tibétains membres du Parti et 2000 de la Ligue des Jeunesses communistes. Parallèlement, de nouvelles écoles et de nouveaux dispensaires ont été créés faisant passer le Tibet de l'âge de la féodalité et de la théocratie séculaire à l'âge moderne.

 

Le développement économique et social de la région tibétaine dû aux efforts de modernisation déployés par la République populaire de Chine s'est manifesté d'abord la construction d'une infrastructure routière reliant la capitale Lhassa à d'autres régions chinoises, à Sining, à Kangting-Chamdo, à Gyangtse-Gartok et à Yatoug situé à la frontière du Bouthan et du Sikkim. Autre indice du développement économique du Tibet est niveau du salaire moyen annuel dans la région autonome du Tibet qui est deux fois plus élevé que la moyenne nationale qui est de 14,000 yuan(1800 dollars américains). A titre d'exemple, le salaire moyen d'un tibétain est supérieur à celui d'un salarié de la ville de Shangai mais légèrement inférieur à celui d'un travailleur pékinois. Les emplois du secteur public représentent 94% au Tibet contre une moyenne de 66% pour les autres villes chinoises. Dans la région autonome du Tibet, 60 à 70% des fonctionnaires sont d'origine tibétaine. La tolérance et la pratique religieuse connaissent un renouveau dans les monastères et l'héritage culturel tibétain est préservé. Pour faciliter l'intégration des tibétains dans la vie nationale chinoise, la République populaire de Chine avait pris une série de mesures de discriminations positives en faveur des Tibétains et de ses minorités nationales en facilitant leur accès aux universités et aux fonctions publiques. Par exemple, le système de planification familiale est plus rigoureuse pour les familles Han que pour les familles tibétaines.

 

LA LEÇON YOUGOSLAVE POUR LA CHINE

 

Quand on évoque la question du Tibet et des minorités ethniques en Chine, on ne peut s'empêcher de penser à l'ex-Yougoslavie et au cas du Kosovo. Le 1er décembre 1918 fut proclamé un premier État Yougoslavie sous le nom de Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, constitué par le regroupement des territoires suivants:

  • le royaume de Serbie incluant l'actuelle Macédoine et la Methohie (Kosovo);

  • le royaume de Monténégro sauf les Bouches de Kotor dépendantes de la couronne d'Autriche,

  • la Voïvodine, ancien territoire Hongrois;

  • le territoire de Bosnie-Herzégovine, anciennement dépendant de l'empire Autriche-Hongrie;

  • la Croatie dont une partie dépendante de la couronne de Hongrie(Zagorje et la Slavonie et l'autre partie de la couronne d'Autriche pour la Dalmatie et Dubrovnik;

  • le territoire de la Slovénie relevant de la couronne d'Autriche.

 

En 1929, le pays fut rebaptisé « Royaume de Yougoslavie » et devint une monarchie constitutionnelle. Pour venir en aide à l'Italie fasciste, l'armée nazie occupa la Yougoslavie le 6 avril 1941et le pays fut de nouveau démantelé avec une Slovénie partagée entre l'Italie et la Hongrie, une Croatie devenue indépendante incluant la Bosnie-Herzégovine, un État Oustachie allié à l'Allemagne, une Serbie occupée et placée sous administration allemande, la Voïvodine détachée de la Serbie et partagée entre la Hongrie et l'Allemagne et la Macédoine, divisée entre la Bulgarie et l'Albanie italienne. Pour chasser les occupants nazis, toutes les composantes ethniques du royaume de Yougoslavie s'unirent sans distinction de race ou de religion, aussi bien les peuples slaves que les albanaphones, dans un front commun, « la résistance yougoslave ». Plus tard, des divergences apparurent entre un courant de la résistance à l'occupation mené par un royaliste serbe le général Milan Nedié et les Partisans communistes groupant des serbes, croates, bosniaques sous la direction du croate Josip Broz Tito. Au terme d'une guerre civile entre les deux courants, ce sont les communistes qui l'emportèrent et réussirent à libérer le pays sans l'aide directe des pays alliés.

 

Le 29 novembre 1945, le parlement de Belgrade approuva l'établissement d'un État socialiste sous le nom de République fédérale populaire de la Yougoslavie dotée d'une constitution, celle du 31 janvier 1946 créant les six républiques socialistes :

1-Bosnie-Herzégévine(capitale Sarajevo),

2-Croatie(capitale Zagreb),

3-Macédoine(capitale Skopie),

4-Monténégro(capitale Titograd),

5-Serbie(capitale Belgrade et comprenant deux autres républiques socialistes autonomes, le Kosovo (capitale Pristina) et Voïvodine(capitale Novi Sad),

6-Slovénie(capitale Lubjana).

 

Le premier président est Ivan Ribar et le premier ministre Josip Broz Tito qui allait être élu président en 1953. Le 7 avril 1963, la République fédérale populaire de Yougoslavie devient République fédérale socialiste de Yougoslavie(RFSY) et opte pour le système de la planification économique et l'autogestion qui crée des entreprises d'État(usines, mines, entreprises de transport, entreprises agricoles etc.) gérées par des collectifs d'ouvriers élisant un comité de gestion chargé d'élaborer des plans mensuels et de les exécuter, et de fixer des normes du travail et de veiller à leur application. Après une courte période de coopération avec l'Union soviétique de Staline à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la RFSY choisit de mener une politique étrangère indépendante de celle du bloc socialiste et s'oriente vers une coopération économique et politique avec les pays du Tiers-monde. La Yougoslavie socialiste de Tito, en refusant de s'intégrer dans le pacte de Varsovie créé en 1955, devient un membre fondateur du mouvement des non-alignés fondé par la Déclaration de Brioni du 19 juillet 1956, animé par l'égyptien Gamal Abdel Nasser, l'indonésien Norodom Sihanaouk et l'indien Jawaharial Nehru, et cela dans le but de faire contrepoids aux deux blocs États-Unis-URSS. La Yougoslavie a accueilli deux sommets du mouvement des non-alignés: le I sommet du 1-6 septembre 1961 et le IX du 4-7 septembre 1989.

Après la mort de Tito le 4 mai 1980, la République populaire fédérale de Yougoslavie a été gouvernée par une direction collégiale formée des représentants de chacune des six républiques fédérées et des provinces autonomes (Voïvodine et Kosovo).

 

Il faut rappeler que dans la Yougoslavie de Tito ont cohabité pendant quarante-six ans, de 1945 à 1991, cinq nationalités et trois religions, les Slovènes de langue slovène et de religion catholique, les Croates de langue serbo-croate et de religion catholique, les Serbes et les Monténégrins de langue serbo-croate et de religion orthodoxe ou musulmane, et les Macédoniens de langue bulgare et de religion orthodoxe. En 1971, une nouvelle langue, la macédonienne et une nouvelle nationalité, la Bosnie-Bosnie-Herzégovine furent reconnues officiellement venant ainsi s'ajouter aux cinq nationalités et langues déjà existantes. Les nationalités des minorités comme les Albanais du Kosovo ou de Macédoine, les Hongrois, les Bulgares ou les Slovaques de Voïvodine furent également reconnues. Dans cette politique des nationalités, le Kosovo avait été largement favorisée au sein de la fédération yougoslave en bénéficiant d'une série de mesures de discrimination positive. En effet, l'autonomie dont jouissait déjà le Kosovo lors de la création de la Yougoslavie socialiste en 1945 avait été renforcée grâce à la création de l'université de Pristina en 1968. Même la constitution yougoslave avait été amendée en 1974 pour donner à la province du Kosovo encore un peu plus d'autonomie au point que la Serbie avait même perdu tout droit de regard sur les affaires internes de cette région déjà autonome qui singeait dans les instances fédérales à égalité de droit avec les républiques et les provinces autonomes. Ce qui liait le Kosovo à la Serbie n'était plus qu'un simple lien juridique et il était devenu de facto une république autonome jouissant de toutes les prérogatives que possédaient les six autres république de la fédération yougoslave. Sans doute, le Maréchal TIto s'était-il largement inspiré de l'exemple soviétique en matière des nationalités et des minorités ethniques fondé sur la double nationalité, fédérale et nationale. Comme en Union soviétique, dans la Yougoslavie communiste, les citoyens avaient une double nationalité, par exemple, serbe, bosniaque, kosovar et yougoslave. Cette solution vise un brassage ethnique et multiconfessionnel et l'intégration d'une mosaïque de nationalités aussi bien dans les plus hautes sphères de l'Etat que dans les échelons intermédiaires et inférieurs du système institutionnel. La question de la répression des minorités ethniques et nationales en Union soviétique(exemple Hélène Carrère d'Encausse) et dans l'ex-Yougoslavie est une pure invention et une mise en scène créée de toutes pièces par la propagande capitaliste. La raison en est, le système de représentation égalitaire qui existait en Union soviétique et dans l'ex-Yougoslavie et qui permettait à toutes les composantes ethniques et nationales d'être représentées au pied d'égalité dans les différents rouages institutionnels et étatiques selon un mode de répartition par quotas sans égards au poids démographique de chacun des groupes ethniques qui composaient ces deux États fédéraux.

 

Fin de la première partie

 

FAOUZI ELMIR

 

Mots-clés: Tibet, Chine communiste, histoire.

 

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